Désaccord majeur – Entre urbex et pianos abandonnés

15/09/2017 // guest guest populaire

Parmi tous les objets et les meubles que j’ai pu voir, il en est un qui revient assez régulièrement. Revêtant différentes formes et styles comme le compagnon oublié d’autant de mélomanes en herbes que de virtuoses inconnus. Quel que-soit l’endroit visité, château, manoir, villa, théâtre ou café, sa présence change le ton et l’intérêt d’une visite. Les silences se parent des notes perdues qui ont jadis égaillé ces pièces vides. Longs, demi-queue, de galas ou d’étude, les claviers retranchés dans leur mutisme depuis plusieurs décennies vous appellent… à les frôler, les caresser et faire jaillir discrètement leur sonorité, s’il en reste une. Devenus nids à poussière, ils ont pourtant fait jadis, la joie d’une famille les dimanches de fête, marqué la fin d’une messe sacrée ou encore éveillé la curiosité d’un enfant. Que reste-t-il aujourd’hui de ces notes ? Rien. Rien qu’un silence à peine troublé par le passage d’un visiteur mélomane.

Plus d'info : Francis Meslet / Facebook / Instagram

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